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Concert et Bal sur la Jonque Chinoise

Distribution:

Wang Weiping, luth pipa
Li Yan, vièle erhu
Wang Yaping, cymbalum yangqin
François Picard, orgue à bouche sheng, flûte xiao
Cyrille Gerstenhaber, soprano
Sharman Plesner, violon
Lorenzo Coppola, clarinette
Marie Garnier-Marzullo, cornet à piston
Nanja Breedijk, harpe
Jean-Christophe Deleforge, contrebasse

Jean-Christophe Frisch, flûte et direction

En 1851, Berlioz et Fétis assistent à Londres, sur une jonque, à un concert de musique chinoise, suivi d’un bal. La relation de la musique du premier, est comme à son habitude sarcastique et outrancière. Il la compare « au sifflement de tous les reptiles, au mugissement de tous les monstres, au fracas métallique de tous les tridents et de toutes les chaudières de l’enfer... » et conclue « On me persuadera difficilement que le peuple chinois ne soit pas fou... ».


Mais Les écrits de Fétis nous permettent de comprendre au contraire qu’il s’agissait de la musique chinoise la plus raffinée. Ainsi la France du XIXe siècle s’est intéressée à la Chine, à son étrangeté, et l’a parfois imaginée autant que parodiée. Ainsi on retrouve des mélodies chinoises dans de nombreuses partitions, entre autre des quadrilles, polkas et autres musiques de salon, ou de divertissement. L’oeuvre la plus célèbre est naturellement le Ba-ta-clan de Jacques Offenbach, qui marque le début de son succès, mais des compositeurs moins célèbres, mais non mois habiles à écrire pour le petit orchestre des bals londoniens ou parisiens ont également repris des airs devenus célèbres : la Feuille de Saule, transmis au siècle précédent par Joseph-Marie Amiot, ou le fameux Molihua, la Fleur de jasmin, aussi connu en Chine, jusqu’à nos jours, que Frère Jacques chez nous.