Jean-Christophe Frisch

Jean-Christophe FRISCH, le Fondateur

Jean-Christophe Frisch parcourt le Monde depuis qu’il a fondé XVIII-21 Le Baroque Nomade et se consacre aux échanges et rencontres des musiques baroques européennes avec les musiques traditionnelles. La puissante aventure musicale de ce groupe est aussi une aventure humaine avec les musiciens, fondée sur la confiance, la sérénité, l’altérité, qui se transmet au public à travers l’émotion, et l’humanisme qui sous-tend chaque projet.
De ses études de biologie, J.C. Frisch garde rigueur et précision, et plus généralement une attitude scientifique et non-conformiste, qu’il applique également à la musicologie, et qu’il tente de transmettre à ses étudiants de la Sorbonne. Il a en particulier montré, tant dans les concerts de XVIII-21 Le Baroque Nomade que dans ses articles ou son ouvrage Le Baroque Nomade (Actes Sud), que les musiques de traditions orales sont riches d’enseignements qui peuvent nous aider à comprendre Monteverdi, Lully ou Vivaldi. En dehors du répertoire redécouvert, les élément les plus visibles du travail réalisé par l’ensemble concernent contraste des tempos, l’équilibre du grave et de l’aigu dans l’orchestration, et l’inventivité expressive des phrasés.
Depuis qu’’il a fondé l’ensemble, Jean-Christophe Frisch a conduit Le Baroque Nomade dans 36 pays , dans des lieux aussi prestigieux que la Cité de la Musique à Paris, la Philharmonie de Cologne, le Festival de Bergen en Norvège, le Southbank Center Festival à Londres, les Festivals de Jérusalem, d’Utrecht, de Granada, les opéras de Rome, de Damas ou la Fenice à Venise...
Les concerts et les spectacles dirigés par ce musicien, surnommé par ses amis musiciens "Indiana Jones de la musique baroque", ont été salués dans de nombreux articles comme des représentations tout à fait exceptionnelles :
"Révélation Culturelle. Le résultat sonore est saisissant. Passé maître dans ce jeu subtil de va-et-vient entre le Même et l’Autre" (Télérama)
"XVIII-21 joue des contrastes comme des parentés, avec une science qui sait respecter la part du poète. Par la nouveauté du propos, la qualité de l’interprétation et la rigueur musicologique des options retenues" (Le Monde)
"Incontournable" (classicnews.com), "Admirable spirit of imagination" (Early Music Review)...
"Cela s’appelle l’infini respect" (Télérama)
Il partage désormais la direction artistique de l’ensemble avec trois complices.


Andreas LINOS

Né d’une mère peintre et d’un père architecte grecs, Andreas Linos grandit dans un environnement au croisement des arts et des cultures. Passionné dès ses 11 ans par la viole de gambe, il entreprendra des années plus tard l’étude de cet instrument auprès de Nima Ben David au CNR de Boulogne-Billancourt, d’où il obtiendra un premier prix en 2006. Depuis il mène une carrière de chambriste en se produisant au sein de plusieurs ensembles, tels que « Le Poeme Harmonique », le consort de violes « L’Acheron », « Le Baroque Nomade », « Capriccio Stravagante », « Le Concert Etran-ger », « La Camera Delle Lacrime » et « Latinitas nostra » avec lesquels il enregistre une vingtaine de disques. Il joue en duo avec le claveciniste Olivier Fortin. De 2008 à 2011, Il a organisé dans la salle parisienne « l’Archipel » la saison mensuelle du « Consort Project » dédié aux ensembles de violes et à la musique anglaise.

Parallèlement à ses études musicales, il s’inscrit à l’école d’Architecture de Versailles et se forme à la lutherie dans l’atelier de Bernard Prunier. Très vite, l’alchimie entre mu-sique et arts visuels l’interpelle. C’est ainsi qu’il contracte le virus de la scène et se prend de passion pour la machinerie baroque. Dès lors il cherchera à incorporer des éléments scénographiques et tisser des liens dramaturgiques autour de manifestations sonores. Il a pu ainsi créer plusieurs concerts-spectacles, tels que « Il Bagatto » au festival Sinfonia en Périgord en 2006, « Jeux de cour, jeux de coudes » au festival d’Essaouira (Maroc) en 2007, « Le Consort Project » et « Florimène » à L’Archipel (Pa-ris) de 2008 à 2010, « Espejos » et « Kings and Queens » en 2011-2012 à Mexico City pour le jeune orchestre baroque La Partenope.

L’ été 2012 il signe la mise en scène les décors et costumes de « Venus et Adonis » de John Blow, qu’il monte dans la foret du mont Péléon en Grèce sur un théâtre en plein air qu’il dessine pour l’occasion. En Février 2014 il met en scène « la Pellegrina » à l’Opéra de Dijon avec l’ensemble « les traversées baroques » sur un livret de Rémi Cas-saigne. Venus et Adonis a fait l’objet d’une nouvelle production en Février 2015 au Megaron-Athens Concert Hall. Il poursuit l’exploration du répertoire lyrique Anglais avec « Didon et Enée » de Henry Purcell qu’il met en scène en miroir avec le Combat-timento de Monteverdi pour L’Atelier Lyrique de Tourcoing, sous la direction de Jean Claude Malgoire en Mars 2016.


Mathieu DUPOUY

Comment redonner vie aux signes sur la partition ? L’interprète est celui qui - comme le dit Rilke - « écrit un premier mot après un séculaire tiret ». Mathieu Dupouy cherche depuis toujours à retrouver dans ses interprétations sens et liberté. Il s’inspire ainsi des enregistrements réalisés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, où l’on trouve les témoignages vivants d’une authenticité musicale encore proche de la tradi-tion orale. Il se passionne également pour les musiques traditionnelles, le jazz ou la littérature, dans lesquels il cherche à comprendre les racines de notre musique.
Après des études de clavecin au CNSM de Paris avec Christophe Rousset (1ers prix de clavecin et basse continue à l’unanimité), puis un perfectionnement auprès de Pierre Hantaï, Olivier Baumont et Christophe Coin - sans oublier le pianoforte avec Patrick Cohen au CNR de Paris -, il se produit en soliste ainsi qu’au sein de différents ensembles et orchestres : les Musiciens du Louvre (Marc Minkowski), les Dissonances (David Grimal), le Concert d’Astrée (Emmanuelle Haïm), Elyma (Gabriel Garrido)... Il rejoint en particulier le Baroque Nomade, où ses centres d’intérêt trouvent rapide-ment un terrain d’exploration privilégié...
Il se consacre actuellement à part égale au clavicorde, au pianoforte et au clavecin.
Parce que jouer du clavecin doit aussi avoir un sens ici et maintenant, son répertoire s’étend de façon naturelle vers la musique contemporaine avec des créations de Fran-çois-Bernard Mâche, Bruno Mantovani, Ivan Fedele, Brice Pauset ou Richard Du-bugnon... Il joue aussi à de nombreuses reprises en sa présence les Citations d’Henri Dutilleux, pour lesquelles il a pu profiter des conseils du compositeur.
Il est également l’un des fondateurs d’un label discographique indépendant - Label-Hérisson – dans lequel il a réalisé une série d’enregistrements mettant en valeur la connexion entre un répertoire et un instrument exceptionnel ou historique : Pensées nocturnes, Sonates et Fantaisies de CPE Bach (ffff Telerama) sur un clavicorde de Martin Kather d’après Hubert (1784), des Sonates pour clavecin de Domenico Scar-latti sur un clavecin-tiorbino napolitain de 1710 (ffff Telerama), les Dernières Sonates et Variations pour pianoforte de Joseph Haydn sur un pianoforte J. Weimes (ca 1807), les Leçons de Ténèbres de François Couperin sur l’orgue historique de Rozay-en-Brie (ffff Telerama), en première mondiale la version de chambre des Concertos de Chopin sur pianoforte et pianino Pleyel (avec Soo Park), les Sonates palatines pour pianoforte et violon de Mozart, en compagnie de David Grimal, enregistrées au Mu-sée de la musique sur un pianoforte Gräbner (1791) (ffff Telerama, Choix de France Musique...


Rémi CASSAIGNE

Normalien, diplômé du CNSMD de Lyon, Rémi Cassaigne a plus d’une corde à son luth. Il se produit en concert et au disque au sein de plusieurs ensembles de musique ancienne : Céladon, Le Concert d’Astrée, Consonance, Jacques Moderne, Les Pala-dins et, depuis une quinzaine d’années, avec le Baroque Nomade, partageant avec Jean-Christophe Frisch une curiosité pour les voyages en terres et timbres inconnus. Avoir joué avec lui en Éthiopie une pièce exhumée à la Biblioteca Casanatense lors d’une campagne de recherches à Rome reste une expérience mémorable.

Avec la harpiste Nanja Breedijk et la chanteuse Françoise Masset, il explore au sein de l’ensemble La Gioannina le répertoire vocal oublié du 17ème italien, se lançant avec elles dans plusieurs projets discographiques aussi pointus que donquichottesques, dont la partie émergée a néanmoins été saluée par la critique.

Instrumentiste nomade, il touche la corde en boyau du luth, du théorbe, des guitares renaissances baroques, les cordes métallique du colascione, de la chitarra battente du Gargano et de la viola da terra des Açores. Il se passionne également pour la guitare romantique et son vaste répertoire. Il collabore également avec des compositeurs con-temporains, Suzanne Giraud, Jean-Christophe Marti et Vincent Bouchot, à qui il a commandé un cycle de pièces sur des poèmes originaux de Michel Butor.

Auteur de deux romans (Denoël) et de nombreuses traductions du suédois (Le Seuil, Albin Michel, JC Lattès, Actes Sud), Rémi Cassaigne a écrit le livret d’un opéra donné en 2014 au grand théâtre de Dijon dans une mise en scène Andreas Linos. Il travaille actuellement à la conception d’un spectacle musical pour enfants.